السبت، 2 فبراير 2019

Revenche




Moi, Je ne suis qu’un pauvre ouvrier qui cherche à assouvir ses besoins, parfois tu me croises dans la rue en s’asseyant sur le trottoir avec un marteau et un burin à côté de mes semblables pour être trouvé par quelque embaucheur. Malheureusement ce genre de travail ne dure pas longtemps, ça pourrait être juste quelques heures, et sans doute on n’est pas bien payé à cause du grand nombre, et on risque d’avoir des problèmes sanitaires à cause de la nature du travail.

Il était déjà 10:45 du matin, et avec le temps, la probabilité d’être embauché diminue. Ça me rend plus en plus nerveux à cause du besoin. Lorsqu’une voiture noire a reculé en passant par nous, ça nous rend attentifs. Quand la vitre de la voiture est baissée, on était tous devant ce monsieur prestigieux qui restait dans sa chaise pour choisir un seul ouvrier entre nous. Pour le rend plus difficile et sortir le plus gagnant de cet accord, il nous a dit : «celui qui a une perceuse, serais mon choix».

Je suis monté dans la voiture avec la perceuse, pas la mienne sans doute. Elle était à vendre à l’occasion, et il suffisait de dire à sa propriétaire que je la montrerais à quelqu’un. J’aurais fait n’importe quoi pour gagner ce jour.
La mission était dans un magasin quasi prêt pour être inauguré, mais ils sont manquées la dernière couche de peinture, et les étagères pour lesquelles j’aurais fait des trous avec la perceuse. J’ai démarré le travail selon les ordres de monsieur le propriétaire qui est monté à son appartement, et quand j’étais au bout de finir, il est descendu, vraiment en colère.
Je n’aurais jamais imaginé finir comme ça, j’aurais pu être un diplômé plutôt qu’un ouvrier chômeur qui a l’air d’un clochard si les circonstances avaient été plus stables, et Je n’aurais jamais l’apparence qui a incité ce propriétaire de m’humilier à ce point. Pour un trou mal placé parmi une trentaine, j’ai été qualifié d’un idiot, bête comme un âne, et je dois réparer ce trou, sinon je risque de perdre d’argent.
Oppressé, brisé, furieux, j’allais pour acheter de mastic pour réparer ce  trou de merde, mais j’ai aperçu quelque chose de plus intéressant. Je l’ai ramené, et avec le compresseur du peintre, j’ai rempli tous les trous j’avais déjà fait par la perceuse dans les colonnes de béton de ce matériel.

Je suis sorti de l’immeuble, et j’ai allumé une cigarette en face de l’immeuble propriété et habité par cette sale personne qui possède l’immeuble. Franchement c’est très chic cet immeuble avec ses vastes balcons, et sa décoration unique, autant que le magasin qui aurait être inauguré au bout de 3 jours, dont  les trous ne sont plus destinés aux étagères, ils sont déjà remplis d’une substance dont le volume augmentera énormément après quelques minutes. Il est écrit sur le pot « mortier expansif pour démolition non-explosif ». Grâce à ce pot l’idiot qu’il en a marre, attend en fumant prendre sa revanche.